mercredi 17 octobre 2012

Sortie carnassier sur le lac du Salagou


Levé 7h15, je prépare discrètement les derniers préparatifs, j’engloutis rapidement mon bol de céréales, une courte douche, et c’est partit !

Muse, suivit de Tryo nous accompagnent durant le long chemin. Nous sommes impatients comme de vrais gamins, nous avons hâte d’en découdre avec ce fameux lac, et on finit enfin par arriver. Allez hop, on détache la barque, on la met à l’eau, le matériel dedans. On commence à prendre le large sous un soleil radieux, une température agréable, et une eau cristalline. Un paysage de rêve : je n’ai même pas commencer à pêcher, que je rêve déjà d’y revenir !

Ne connaissant absolument pas le lac, je laisse mon ami me guider durant toute la partie de pêche, avec ces maigres connaissances. On décide de commencer par les criques de la berges d’en face, mais quelques carpistes occupe déjà de nombreux postes.

On arrive finalement à approcher les herbiers. La zone est plutôt envahit, on décide de commencer au spinner. A peine le temps de faire 5 lancés chacun, je prends contact avec le premier poisson, une joli perche bien gourmande

 
 


 

Premier poisson avec spinner maison !!

 

Un petit release, et on continu en explorant le long des herbiers. Un banc de perches qui suit (raté car je ne faisais pas attention), et enfin une attaque de brochet pour mon ami. La journée commence bien, je la sens bien cette pêche !

Mais peu de temps plus tard, ce lac insaisissable va nous jouer un tour : les nuages arrivent, le vent commence à souffler, et la température chute. On aura beau essayer de peigner les bordures, en slalomant entre les carpistes, aucune touche jusqu’à midi.

Sonne l’heure du repas. On s’échoue sur une crique (crique où d’ailleurs gisait le cadavre d’une carpe 15+ !!), on expédie nos sandwichs, et on va explorer les berges alentours à pieds, car le vent ne nous permet pas de prospecter convenablement tous ces postes. Je monte un gros poisson nageur articulé, mon ami au spinner, mais aucune touche… Aie, on commence a avoir de sérieux doutes…

Changement de tactique : mon ami branche l’échosondeur, on part vers le large, opération verticale ! Après 100m de parcourut à la rame (il fallait économiser les batteries du moteur), on n’aura vu qu’un fond plat et uniforme, et 3 « petits poissons » : allez, on oublit la verticale, on retourne sur les berges. Cette fois ci, un peu avant mon premier poste.

On passe aux leurres souples,  on remonte tranquillement la berge, en explorant les herbiers, le soleil refait quelques apparitions fugaces, le vent se calme, mais le plus important, on enregistre des touches : les petits brochetons sont là, et ils ont faim !! On rate de nombreuses touches, que ce soit au ferrage que décroché lors du combat, mais je finis finalement par sortir le premier bec, qui devait faire facile… ces 30cm !! Je le relâche rapidement, et on continu notre exploration.

Quelques touches ratés encore, et on décide de nouveau de mettre pied à terre, afin d’explorer une superbe crique. Une attaque de raté pour mon ami, et c’est tout. Seraient ils de moins en moins actif ?

On reprend la barque, et la pluie commence à se mêler au vent qui reprend : de nouveaux, les conditions ne sont plus favorable. On redescend vers le poste de départ. Les averses alternent avec le soleil, on retrouve quelques brochetons actifs, de nouveaux des touches ratés, jusqu’au moment où je finis par enfin en piquer un ! Ce n’est pas trop tôt !!

 

Enfin !!

 

On repart, le même scénario reprend, avec beaucoup de ratés, mais mon ami finit finalement par lui aussi sortir un brocheton d’une trentaine de centimètres :  ils sont pas bien gros, et pourtant ils hésitent pas à attaqué son gros LS !!

 

On arrive sur un spot magnifique : à l’abris du vent, des herbiers somptueux, , une eau cristalline qui nous permet de voir le fond dans 2 mètres d’eau. Bref, on le sens bien cet endroit. On s’applique à peigner les herbiers à différentes hauteurs d’eau. Je passe au spinner maison, je le jette à ras d’un herbier, et le laisse descendre au fond. Je fais une petite tirée, je regarde brièvement le leurre de mon ami, et quand je regarde en direction de mon spinner… je ne vois plus la tache brillante que je suis censé voir, mais une (petite^^) poutre sombre posait sur le fond ! Ferrage, je dis à mon ami que c’est plus sérieux, je remonte tranquillement le poisson, et il se décroche !! Juste ce qu’il fallait de temps pour comprendre que c’était un peu plus gros que ce qu’on a depuis le début. On fait le tour de l’herbier, j’anime mon leurre, et un brochet de 40 me fait une superbe attaque en visuel. Décroché… Décidément, je commence à avoir sacrément les boules !!

Je continus à pêcher de la même façon : je lance à ras de l’herbier, j’attends un peu, puis j’anime. Et puis, en lançant à ras du même herbier, à peine le temps de faire deux tirés, je sens une petite touche timide. Ferrage, et je sens que je suis de nouveaux avec un poisson un peu plus intéressant. Un court combat assez intense, pour un brochet qui doit avoisiner les 50. C’est pas un monstre, mais ça commence à devenir intéressant !

 

 
Efficace le spinner maison non?

 

 

Et puis, c’est l’heure de rentrer. Il nous reste 20 minutes, on continus de pêcher 5 minutes tout en remontant, sans succès (excepté la vue d’un petit brocheton qui nous aura fait de superbes acrobaties alors qu’il chassait un petit poisson), et soudain sans prévenir, le vent se lèvent, la pluie tombe, des grosses vagues se forment. On retrousse les manches, et on commence à pagayer, car le moteur ne suffit pas pour lutter contre le vent. On arrive tant bien que mal à rentrer. Finalement, on a eu de la chance pour ce qui est du temps !!

 

 

Au final, un maigre résultat au vu du nombre de touches, mais je rentre plus que satisfait, pour ma première pêche en barque, et qui plus est sur le fameux lac du diable !

 

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